UMR CNRS 8612
Institut Galien Paris-Sud

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Sa stratégie



Les médicaments sous forme nanoparticulaire ou microparticulaire ont démontré de grandes potentialités pour améliorer de manière significative le traitement des maladies graves ou de celles qui résistent aux traitements actuels.

En effet, aucun médicament ne peut exercer une activité thérapeutique si la molécule active qu'il renferme n'est pas capable de franchir les barrières biologiques qui séparent le site d'administration du site d'action.

Dans ce contexte, de nombreux principes actifs présentent des caractéristiques physico-chimiques (hydrophilie, poids moléculaire etc...) peu favorables au passage des barrières biologiques et/ou leur trafic intracellulaire.

D'autres se heurtent aussi à des barrières enzymatiques entraînant leur dégradation et métabolisation rapides. Beaucoup se caractérisent par une distribution peu sélective, l’activité thérapeutique ne pouvant être obtenue qu’au prix d’une déperdition vers des cellules ou des tissus non impliqués dans l’activité thérapeutique, ce qui entraîne des effets toxiques.

De plus, le développement des biotechnologies a donné accès en grande quantité, à des protéines recombinantes et à des gènes clonés et a favorisé la découverte de médicaments très sélectifs tels que des oligopeptides et des acides nucléiques.

Ces molécules sont, sans doute, à la base des médicaments de demain sauf que leurs caractéristiques physicochimiques et biomimétiques aboutissent à les rendre très difficiles à administrer. Elles sont, en effet, toujours mal absorbées (au niveau cellulaire et tissulaire) et souvent très rapidement dégradées et métabolisées.

C'est l'une des principales limites au développement de ces molécules comme médicaments.

Le principal objectif de l’UMR CNRS 8612 est de résoudre ces problèmes par l'élaboration de systèmes nouveaux et originaux d'administration et de transport des médicaments (nanotechnologies pour la vectorisation et microtechnologies en tant que systèmes à libération contrôlée), d’agents de contraste ou encore de nanotechnologies pour le diagnostic in vitro.

La mise au point de tels systèmes doit d’abord bénéficier de l'apport de la physicochimie afin de mieux maîtriser et de modéliser les processus importants dans l'obtention de la forme galénique.

Cette approche doit aussi aboutir à une connaissance plus approfondie des technologies employées dans les processus de formulation et permettre aux galénistes de développer de nouveaux concepts.

Enfin, comme il a été dit plus haut, la Biologie Cellulaire et Moléculaire est indispensable afin de mieux appréhender les mécanismes de distribution cellulaires, de mettre au point des modèles biologiques pour l’évaluation des nouveaux vecteurs mais aussi d’identifier de nouvelles cibles biologiques pour la vectorisation.

C’est sur la base de cette stratégie que l’Unité est structurée autour de deux grand pôles (i) Un pôle de Physico-Chimistes représenté par quatre équipes dont une est axée sur la chimie analytique (ii) Un pôle de galénistes représenté par quatre équipes dont une se situe à l’interface de la chimie et de la Biologie. Les équipes constituantes de ces pôles bénéficient du soutien technique de 5 services communs : (i) le service de Culture Cellulaire, (ii) le service de Radioactivité, (iii) le service des Prototypes, (iv) le service Analytique, (v) le service d’interaction moléculaire et (vi) les services administratifs.

Le laboratoire est partenaire de deux Labex (LERMIT et NANOSACLAY).

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